Oui, ma maison d’édition a fêté ses 20 années d’existence hier, 14 février 2026. A cette heureuse occasion, une manifestation littéraire a eu lieu à Paris Kremlin Bicêtre. De nombreux invités, constitués, d’amis, d’auteurs et de lecteurs se sont retrouvés autour de Patrice Ahmed Abdallah et de son épouse Djamila Alfeine, afin de célébrer cette heureuse circonstance.
Le 14 février, est la fête des amoureux et tout justement, très amoureuse de ses invités, Kalamu des Îles n’a pas manqué d’offrir une fleur aux personnes présentes à cette festivité. En guise de fleurs : chaque invité, à l’entrée de la salle, procède au choix d’une enveloppe surprise, afin de découvrir comme cadeau, un livre publié. Un première dans l’histoire des manifestations littéraires du même genre : chaque invité rentre chez soi avec un livre offert gracieusement par une maison d’édition.
Personnellement, moi, je suis tombé sur l’essai de Nadjloudine Abdelfatah, intitulé « L’énonciation ». Mon confrère Mohamed Abdoulhamide, lui, a opté pour le choix de mon titre « D’une rive à l’autre, la roue tourne » (2023). Avec un plaisir partagé, je n’ai pas hésité à le dédicacer pour lui, ainsi que pour une autre lectrice invitée, prénommée Valentine.
Il fallait être présent dans la salle pour apprécier l’atmosphère conviviale et d’échanges qui a prévalue. De brèves allocutions sont aussi prononcées, pour marquer le parcours de Kalamu durant ces deux décennies de vie. Mohamed Abdoulhamide résume ses motivations par rapport à l’écriture et souligne l’impact des éditions sur la promotion de la littérature comorienne. Patrice Ahmed Abadallah, quant à lui, sortant de l’ombre pour la première fois (selon moi), retrace succinctement le chemin parcouru, avant de louer les efforts et la contribution de sa tendre compagne Djamila, dans la gestion de la maison d’édition.
Cette partie de son intervention, incuse dans le contexte de la journée du 14 février, avait pris le goût de la Saint Valentin, notamment quand Djamila s’était approchée de son mari pour l’encourager à terminer son allocution interrompue par quelques saccades d’émotions. « Oh, que c’est mignon », entendait-on murmurer quelque invités dans la salle. Ce fut effectivement très émouvant et n’avait en rien écorché l’ambiance allègre et bon enfant dans laquelle baignait Kalamu et ses invités.